Le PLA (PolyLactic Acid) est issu de la polymérisation de l'acide lactique (dextrose, le sucre). Contrairement aux plastiques conventionnels, il provient à 100 % de ressources végétales renouvelables, sans pétrole. Biosourcé, biodégradable et compostable industriellement, le PLA représente une avancée significative pour l'emballage écoresponsable.
Selon les données transmises par notre fournisseur de PLA, cette matière présente des bénéfices environnementaux mesurables par rapport aux plastiques pétrosourcés :
Aujourd'hui, les sources principales d'approvisionnement en PLA sont les déchets verts de maïsnord-américain (Nebraska et Ohio) : les États-Unis consomment énormément de maïs pour leur alimentation et ces déchets verts sont disponibles en grande quantité. Mais d'autres sources végétales peuvent également être utilisées, comme la canne à sucre.
La canne à sucre est notamment l'option choisie par BRASKEM pour la fabrication de plastique biosourcé. Dans les années à venir, les fabricants de PLA travailleront à la diversification des sources végétales pour une matière encore plus écoresponsable, tout en évitant les risques de rupture d'approvisionnement.
Note : Il existe aujourd'hui peu d'usines dans le monde capables de réaliser la conversion de végétaux en matière PLA en quantité industrielle suffisante. La disponibilité reste un défi majeur pour la filière.
Du point de vue de ses caractéristiques techniques, le PLA ressemble beaucoup au PET.
Un emballage en PLA est à la fois biosourcé, biodégradable et certifié OK compost INDUSTRIAL. Les micro-organismes sont capables de le dégrader. Même si le consommateur final le jette dans la nature, ce packaging finirait par être dégradé sans être toxique pour l'environnement — contrairement aux plastiques pétrosourcés qui participent au tristement célèbre « 7e continent ».
Cependant, en France, il n'existe pas encore de filière de recyclage dédiée au PLA. Après utilisation, l'emballage PLA doit impérativement être placé dans une benne de déchets verts pour être envoyé dans un centre de compostage industriel. Si cette collecte n'est pas disponible, le PLA se retrouve dans la poubelle traditionnelle, ce qui diminue son bénéfice écologique.
Position de Laboratoires Pichot : En l'absence de filières de recyclage PLA, doit-on stopper son développement ? Non — car sans volume d'emballages PLA sur le marché, ces filières ne se développeront jamais. Il faut avancer ensemble.